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Un chat gaffeur

Si je n’avais pas eu cet emploi du temps chargé, je serais partie le vendredi pour retrouver mes amis dans cette maison magnifique. Mais je n’ai pu partir que le samedi. Mon frère, Paul, était passé dans un cabinet de cabinet dentaire ste-foy, puis il était venu me retrouver à mon appartement, la veille de notre départ. Il a un travail dont les horaires sont particuliers, car il ne commence qu’à la fin de la matinée, et il finit de travailler tard le soir. Je lui avais laissé une bonne part de quiche, de la salade verte, des tomates avec de la mozzarella, et de la tarte aux pommes. Je savais qu’il serait affamé et qu’il dévorerait tout, ce qui m’arrangeait. Même si je ne m’absentais que trois jours, je n’apprécie pas de laisser de la nourriture entamée dans mon réfrigérateur. En rentrant chez moi, j’ai senti un souffle d’air frais. J’avais oublié de fermer la fenêtre de la cuisine.

J’ai éteint la lumière que je venais d’allumer, car à cette heure, les moustiques aiment rentrer. J’ai fermé la fenêtre, puis j’ai rallumé. J’ai tout de suite vu que mon plan de travail était maculé d’huile, que la bouteille, qui la contenait auparavant, avait été renversée, que mes ustensiles de cuisine étaient sur le sol. Ils étaient étalés au milieu des morceaux d’un pot en terre, brisé, qui les contenait encore le matin même. J’ai compris que je devais ce capharnaüm à Rigoletto, le chat de ma voisine. Il siégeait comme un empereur dans mon salon, sur le haut d’une étagère. À sa droite, un bouddha en verre semblait retenir son souffle tandis que, à sa gauche, une bergère en porcelaine tentait de rester à sa place. Avec la plus grande délicatesse, j’ai sorti une boîte de thon de mes réserves, et je l’ai offerte au chat.

Ce stratagème fonctionna et il descendit de son perchoir. Je ne pus réprimer un soupir de soulagement lorsqu’il commença à manger. J’ai appelé Adèle pour qu’elle vienne le chercher. Elle avait remarqué la disparition de Rigoletto, et elle me remercia de l’avoir prévenue. Quand elle vit tout ce que l’animal avait cassé, renversé, endommagé, elle m’aida à nettoyer ma cuisine, et elle me promit qu’elle me trouverait un pot pour mes ustensiles. Elle tint sa promesse, et, le lendemain, avant mon départ, elle me déposa un joli seau en fer rouge, parfait pour contenir mes spatules et mes cuillères en bois.

À propos de l’auteur :

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Ne vous fiez pas à mon nom : je suis jeune, branchée et j’ai beaucoup à vous raconter. Jeune professionnelle mais aussi maman, je partage ma vie avec un homme extraordinaire qui travaille dans le domaine du Web : c’est d’ailleurs lui qui a créé ce fabuleux blogue avec lequel j’ai tant de bonheur à écrire. Et vous vous demandez je parle de quoi ? Eh bien, c’est vraiment varié car la vie l’est tout autant. En fait, je vous partage mon univers, mes questionnements et mes passions. Moi c’est Fernande...enchantée !